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Le cabinet/ 24 juillet 2026 / Dr Now / 4 min de lecture

Nous fermons deux semaines. Voici comment partir tranquille.

Le cabinet est fermé du 3 au 17 août, avec astreinte maintenue pour les urgences. Et puisque l'été est la saison préférée des attaquants, voici la liste de ce qu'il vaut mieux vérifier avant de fermer la porte.

Carte postale SPHERIS : une plage au soleil couchant, la mascotte les pieds dans le sable
Soleil, détente, sourires. On vous souhaite les trois.

Le cabinet ferme ses portes du lundi 3 août au vendredi 14 août. Nous reprenons le lundi 17 août.

Un grand merci à celles et ceux qui nous ont fait confiance cette année. On vous souhaite des vacances à la hauteur de ce que vous en attendez : longues, et si possible sans notification.

L'astreinte est maintenue pendant toute la période. En cas d'urgence technique ou de suspicion d'incident, les canaux habituels restent actifs — l'adresse cyberalert@spheris.fr et le 09 72 50 21 50. Quelqu'un décroche.


Pourquoi l'été mérite deux minutes d'attention

Nous pourrions nous arrêter là, mais autant que ce message serve à quelque chose.

L'été est la saison où les attaques réussissent le mieux, et la raison n'a rien de technique : les équipes sont réduites, les circuits de validation habituels sont interrompus, et personne ne trouve étrange qu'un collègue soit injoignable. Un incident qui aurait été repéré en deux heures en mars peut passer inaperçu pendant deux semaines en août.

Deux scénarios reviennent chaque année.

La fraude au virement. Un courriel arrive, apparemment du dirigeant, en congés et injoignable, demandant un règlement urgent à un nouveau fournisseur. Le circuit de validation habituel ne peut pas s'appliquer — c'est précisément pour cela que le moment est choisi. Ce type de message est souvent préparé des semaines à l'avance, à partir d'une messagerie déjà compromise.

Le rançongiciel du week-end du 15 août. Cette année, le 15 tombe un samedi : un rançongiciel déclenché le vendredi soir dispose de tout le week-end sans surveillance pour chiffrer ce qu'il atteint. Le lundi, l'écart entre ce qui est récupérable et ce qui est perdu ne se joue plus qu'à une question : à quand remonte la dernière sauvegarde réellement restaurable ?

Six vérifications avant de fermer la porte

Rien de spectaculaire, et c'est justement l'intérêt : ces points se traitent en une matinée.

  1. Une consigne écrite sur les virements. Aucun paiement vers un nouveau bénéficiaire, ni aucune modification de coordonnées bancaires, sans validation par téléphone à un numéro déjà connu — jamais celui indiqué dans le courriel de demande. Écrite, diffusée, avec le nom des personnes habilitées à valider.
  1. Une sauvegarde restaurée pour de vrai. Pas un journal qui se termine sans erreur : une restauration effectuée, chronométrée, sur un fichier qu'on ouvre pour vérifier qu'il fonctionne. C'est la seule preuve qui vaut quelque chose.
  1. Qui appeler, et sur quel numéro. Une note d'une page : qui contacter en cas d'incident, avec les numéros directs, accessible autrement que par la messagerie de l'entreprise — car si elle est compromise, elle ne vous servira plus à rien.
  1. Les comptes des personnes parties. Un départ de juin dont le compte est resté actif est une porte ouverte pendant tout l'été, sans personne pour remarquer une connexion inhabituelle.
  1. L'authentification à deux facteurs sur les comptes d'administration. S'il ne fallait vérifier qu'une seule chose, ce serait celle-là. Un mot de passe d'administrateur seul ne protège plus rien.
  1. Les alertes qui arrivent quelque part. Vos systèmes émettent probablement des alertes. Vérifiez qu'elles n'arrivent pas dans une boîte que personne ne consultera avant le 17 août.

Et si quelque chose arrive quand même

Le mauvais réflexe est souvent le plus intuitif. Si vous suspectez une compromission pendant notre fermeture :

  • Isolez du réseau les machines concernées — câble débranché, Wi-Fi coupé — sans les éteindre brutalement.
  • Ne payez rien, ne négociez pas, et n'entrez pas en contact avec les attaquants.
  • Notez l'heure de chaque constat et de chaque action, avec le nom de la personne. Cette main courante servira à la déclaration d'assurance, au dépôt de plainte et à la notification réglementaire.
  • Appelez-nous avant de tenter une réparation.

Ces réflexes sont détaillés sur notre page dédiée à la réponse à incident, avec la séquence complète que nous appliquons.


Les mascottes SPHERIS sur la plage, le fauteuil de bureau les pieds dans le sable
Le fauteuil part en congés. L'astreinte, non.

Bonnes vacances à tous. Et si vous avez lu jusqu'ici, prenez peut-être dix minutes pour la vérification numéro deux — c'est celle qui fait la différence le jour où ça compte.

Rendez-vous le 17 août.

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