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Sauvegarde & restauration

Une sauvegarde jamais restaurée
est une hypothèse.

Presque toutes les organisations sauvegardent. Beaucoup moins savent en combien de temps elles repartiraient, et jusqu'à quand elles remonteraient. Ces deux chiffres sont les seuls qui comptent le jour de l'incident — et ce sont ceux que personne n'a sous la main.

Le curseur du regret

Deux réglages, et vous voyez ce que coûte un mardi ordinaire.

À gauche de l'incident, les données que vous ne récupérerez pas. À droite, le temps pendant lequel vous ne travaillez plus. Déplacez les curseurs : c'est votre situation réelle, et la plupart des dirigeants découvrent ces deux chiffres au pire moment.

Écart de sauvegarde · RPO 1 journée
15 min1 h4 h1 j1 sem.
Délai de remise en service · RTO 1 semaine
1 h4 h1 j3 j1 sem.
Collaborateurs concernés 40 personnes
560125190250

Calcul volontairement simple, en heures ouvrées sur une base de 7 h par jour.
Aucun coût financier n'est extrapolé, et rien n'est transmis ni conservé.

Données perdues
Activité arrêtée
Le cadre de référence

La règle 3-2-1, et les deux chiffres qu'on oublie.

Trois copies, sur deux supports différents, dont une hors site : c'est la règle que tout le monde cite. Les rançongiciels ont imposé deux chiffres supplémentaires, et ce sont ceux qui font la différence.

3 copies des données L'originale et deux sauvegardes. Une seule copie de secours est un pari.
2 supports différents Deux technologies distinctes, pour qu'une même défaillance ne les emporte pas ensemble.
1 copie hors site Un incendie, un dégât d'eau ou un vol ne doit pas atteindre les deux à la fois.
1 copie inaltérable Hors ligne ou en écriture unique. C'est ce qui résiste à un attaquant qui a pris la main sur vos comptes d'administration.
0 erreur vérifiée Restauration testée et consignée. Sans ce zéro, les quatre chiffres précédents ne prouvent rien.
Le chiffre qui manque presque toujours, c'est le dernier. Une sauvegarde qui se termine sans erreur n'est pas une sauvegarde restaurable : le journal dit que les données ont été copiées, pas qu'elles sont exploitables. Notre méthode continuité impose un test de restauration réelle daté et consigné au registre.

Voir la méthode continuité →
Volet 01 · Microsoft 365

Microsoft assure la disponibilité.
Pas la récupération.

C'est la confusion la plus répandue, et elle est parfaitement compréhensible : Microsoft réplique effectivement vos données sur plusieurs centres, et le service ne tombe presque jamais. Cela répond au risque de panne matérielle. Pas au risque de perte de contenu.

Le modèle est celui de la responsabilité partagée : l'infrastructure leur revient, la donnée reste la vôtre.

Ce que les corbeilles couvrent
  • La suppression récente d'un fichier ou d'un courriel, retrouvée dans les jours ou semaines qui suivent
  • L'historique de versions d'un document modifié par erreur
  • La boîte d'un collaborateur parti, tant que la licence n'a pas été libérée

Les durées de rétention varient selon les paramètres du tenant et les licences. Elles se comptent en semaines ou en mois, jamais en années.

Ce qu'elles ne couvrent pas
  • La découverte tardive. Un dossier supprimé il y a huit mois est hors de portée, et c'est le cas le plus fréquent.
  • Le rançongiciel. Les fichiers chiffrés sont synchronisés tels quels, chiffrés. La réplication réplique le dégât.
  • Le départ d'un collaborateur. Libérer la licence emporte la boîte et le OneDrive associés.
  • L'action interne malveillante. Une suppression volontaire et massive reste une opération légitime aux yeux de la plateforme.
  • Les obligations de conservation. Certaines durées légales dépassent largement ce que conservent les corbeilles.

Périmètre complet

Boîtes aux lettres, SharePoint, OneDrive, Teams — y compris les conversations et les fichiers partagés dans les canaux, souvent oubliés.

Restauration granulaire

Un courriel, un dossier, une bibliothèque entière, à une date précise. Sans restaurer tout le tenant pour récupérer un fichier.

Rétention alignée

Durées calées sur vos obligations réelles, définies avec le délégué à la protection des données plutôt que par défaut.

Volet 02 · Entra ID & Azure

Une corbeille n'est pas une sauvegarde.

L'annuaire est l'angle mort dans l'angle mort. On sauvegarde les fichiers, rarement l'identité — alors que sans annuaire, plus personne ne se connecte à rien, et les fichiers deviennent sans objet.

Microsoft a nettement progressé sur ce terrain, et il faut le dire : la suppression réversible couvre désormais un large éventail d'objets pendant trente jours, y compris les stratégies d'accès conditionnel, et une fonction native de sauvegarde et restauration du tenant est disponible. Cela ne rend pas le sujet clos.

Ce que Microsoft couvre désormais
  • Suppression réversible · 30 joursComptes, groupes, inscriptions d'applications et principaux de service supprimés restent récupérables pendant trente jours.
  • Stratégies d'accès conditionnelElles bénéficient à leur tour d'une corbeille de trente jours — une évolution récente, que beaucoup ignorent encore.
  • Sauvegarde native du tenantUne fonction de sauvegarde et restauration existe, avec une rétention de l'ordre de quelques jours selon les licences.

Autrement dit : la maladresse d'un administrateur pressé est aujourd'hui bien mieux couverte qu'il y a deux ans.

Les quatre failles qui subsistent
  • La corbeille se videUn attaquant qui a pris la main sur un compte d'administration peut purger la corbeille. La suppression devient définitive, et c'est précisément son objectif.
  • Modifier n'est pas supprimerLe scénario le plus insidieux ne supprime rien : il altère discrètement des appartenances de groupes ou des conditions d'accès. Aucune corbeille ne rattrape une modification.
  • La fenêtre est courteTrente jours pour la corbeille, quelques jours pour la sauvegarde native. Une compromission découverte au bout de trois mois est hors de portée.
  • Les liens ne repoussent pasRecréer un objet ne restitue pas ses relations : les identifiants d'origine sont perdus, et les rattachements doivent être refaits un à un.
Ce que nous mettons en place

Un point de retour dans le temps

Une sauvegarde externalisée de l'annuaire, avec des points de restauration horodatés conservés bien au-delà de trente jours, un rapport de différences entre deux dates, et la possibilité de revenir sur une modification et pas seulement sur une suppression.

Une précaution que nous documentons systématiquement : une restauration d'annuaire s'applique à l'état courant du tenant, pas à celui figé dans le rapport. Tout changement survenu entre les deux modifie le résultat. C'est pour cette raison que la procédure est écrite et répétée avant d'être utile.

Côté Azure

Les ressources et leur configuration

  • Sauvegarde des machines virtuelles et des bases de données, avec restauration testée
  • Verrous de suppression sur les ressources critiques, pour qu'une erreur de portail ne soit pas immédiate
  • Export de la configuration en modèles, afin de reconstruire à l'identique et non de mémoire
  • Coffre de sauvegarde séparé du périmètre de production, avec ses propres droits d'accès

Le principe est constant : la sauvegarde ne doit pas être administrable avec les mêmes comptes que ce qu'elle protège.

Un exemple de veille qui a de la valeur — la bonne réponse à « faut-il sauvegarder Entra ID ? » n'est plus celle de l'an dernier. Un prestataire qui vous récite encore que Microsoft ne restaure rien n'a pas suivi. Un prestataire qui vous dit que la corbeille suffit désormais n'a pas creusé. C'est exactement le genre d'écart que notre rôle de cabinet consiste à tenir à jour pour vous.
L'outillage

Sur la sauvegarde, nous avons choisi de nous spécialiser.

Nous sommes Veeam ProPartner et nous déployons cette plateforme sur l'ensemble de nos périmètres de sauvegarde. C'est un choix assumé, et il va à l'inverse de ce que nous préconisons pour l'intelligence artificielle — où nous refusons justement de nous attacher à un éditeur.

SPHERIS est Veeam ProPartner

Statut partenaire certifié

Pourquoi ne pas multiplier ici

La maîtrise vaut mieux que la nouveauté

Une restauration se fait sous pression, souvent la nuit, parfois après une nuit blanche. Ce n'est pas le moment de découvrir une console. Connaître un outil en profondeur — ses pièges, ses délais réels, ses messages d'erreur obscurs — compte davantage que d'avoir le produit le mieux classé du trimestre.

Ce qui justifie la différence

Un socle stable, pas un marché mouvant

Les assistants d'IA se renversent en quelques mois : s'y attacher serait une faute. Les plateformes de sauvegarde évoluent par versions, sur des cycles longs, et la valeur se construit dans l'expérience accumulée. Deux marchés différents, deux stratégies différentes.

Un périmètre couvert par une seule console

Serveurs & postes

Machines virtuelles, serveurs physiques, postes de travail et bases de données, avec restauration instantanée et récupération de fichiers individuels.

Microsoft 365

Boîtes aux lettres, SharePoint, OneDrive et Teams — conversations et fichiers de canaux compris. Restauration au courriel ou au fichier près.

Entra ID

Comptes, groupes, applications et état de configuration, avec points de restauration horodatés et retour arrière sur une modification, pas seulement sur une suppression.

Azure

Machines virtuelles, bases managées et configuration des ressources, dans un coffre dissocié du périmètre de production.

Dépôt inaltérable

Le 1 de la règle 3-2-1-1-0 : dépôt durci ou verrouillage objet, qu'un attaquant muni de vos identifiants d'administration ne peut ni modifier ni supprimer.

Vérification automatisée

Le 0 de la règle : les sauvegardes sont démarrées périodiquement dans un environnement isolé pour vérifier qu'elles sont réellement exploitables. Le rapport alimente le registre de tests.

Une précision que nous donnons toujours en amont — la couverture dépend de l'édition souscrite, aussi bien côté Veeam que côté Microsoft. Certaines protections, notamment sur les stratégies d'accès conditionnel et les politiques Intune, relèvent des éditions supérieures ; la sauvegarde des journaux de connexion Entra ID suppose une licence Microsoft adéquate. Nous établissons le périmètre exact avant de chiffrer, plutôt que de découvrir une lacune au premier incident.
Notre approche

On commence par la restauration.

La plupart des projets de sauvegarde commencent par choisir un outil et finissent par découvrir, deux ans plus tard, que personne n'a jamais restauré quoi que ce soit. Nous prenons le problème par l'autre bout.

ÉTAPE 01

Fixer les deux chiffres

Combien de temps d'activité acceptez-vous de perdre, et combien de temps pouvez-vous rester arrêté ? Ces deux valeurs se décident processus par processus, avec la direction et non avec l'informatique seule. Elles proviennent de la cartographie des actifs critiques.

ÉTAPE 02

Couvrir tout le périmètre

Serveurs et postes, mais aussi le tenant Microsoft 365, l'annuaire Entra ID, les ressources Azure, et les applications métier hébergées ailleurs. L'inventaire révèle presque toujours deux ou trois éléments que personne ne sauvegardait.

ÉTAPE 03

Isoler la sauvegarde

Comptes d'administration distincts, copie inaltérable, coffre hors du domaine de production. Une sauvegarde accessible avec les identifiants de production est la première cible d'un attaquant, et elle tombe avec le reste.

ÉTAPE 04

Restaurer pour de vrai

Un test de restauration réelle, chronométré, avec les écarts constatés et les actions correctives consignés au registre. La vérification automatisée de Veeam tourne en continu ; le test annuel, lui, se fait avec vos équipes, parce qu'un dispositif de reprise se joue autant sur les personnes que sur les machines. C'est le seul livrable qui prouve quelque chose — et le seul que réclament les assureurs.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande.

Nous sommes entièrement dans le nuage. Faut-il encore sauvegarder ?
Oui, et davantage qu'avant. Le nuage supprime le risque de panne matérielle, pas celui de suppression, de chiffrement ou d'erreur humaine — qui représentent l'essentiel des pertes réelles. Le raisonnement se déplace simplement : vous ne protégez plus des disques, vous protégez des contenus et des configurations.
Un rançongiciel peut-il atteindre nos sauvegardes ?
C'est même devenu la norme. Les attaques recherchent activement les sauvegardes avant de déclencher le chiffrement, parce que leur destruction est ce qui force le paiement. D'où l'importance de la copie inaltérable et des comptes d'administration séparés : une sauvegarde qui se supprime avec les mêmes identifiants que la production ne protège de rien.
À quelle fréquence faut-il tester une restauration ?
Notre principe : au moins un test de restauration réelle par an, et une vérification après tout changement structurant — migration, nouvel outil, changement de périmètre. Le test doit être chronométré et consigné, parce que c'est le chronomètre qui révèle si le délai annoncé est atteignable. Un test réussi mais trois fois trop long est une information précieuse.
Faut-il sauvegarder Entra ID alors que Microsoft a amélioré ses corbeilles ?
La question est légitime et la réponse a changé récemment. Les corbeilles couvrent bien mieux qu'avant les suppressions accidentelles, ce qui est un vrai progrès. Elles ne couvrent toujours pas la purge volontaire par un compte compromis, la modification discrète d'une appartenance ou d'une condition d'accès, ni une découverte tardive au-delà de la fenêtre de rétention. Nous évaluons ce besoin tenant par tenant plutôt que de vendre systématiquement une brique de plus.
Pourquoi Veeam plutôt qu'autre chose ?
Parce qu'une seule plateforme couvre l'ensemble de nos périmètres — serveurs, Microsoft 365, Entra ID, Azure — et que cela évite d'empiler trois consoles avec trois logiques de restauration. Et parce que nos équipes la connaissent en profondeur, ce qui compte davantage qu'un classement de fonctionnalités le jour où il faut restaurer dans l'urgence.

Nous assumons cette exception à notre principe habituel d'indépendance vis-à-vis des éditeurs : sur un marché qui évolue par cycles longs, l'expérience accumulée vaut mieux que la nouveauté. Si votre environnement impose une autre solution, nous en discutons — nous ne refuserons pas une mission pour cette raison.
Combien de temps faut-il conserver les sauvegardes ?
C'est une question de conformité autant que de technique, et les deux réponses divergent souvent. Certaines pièces relèvent de durées légales de plusieurs années ; à l'inverse, conserver des données personnelles au-delà du nécessaire constitue un manquement. Nous définissons ces durées avec le délégué à la protection des données et nous les documentons au registre des traitements, plutôt que de laisser les paramètres par défaut décider.

Voir notre méthode conformité →
Prochaine étape

La seule question qui compte : quand avez-vous restauré pour la dernière fois ?

Si la réponse est « jamais » ou « je ne sais pas », un test chronométré vous donnera plus d'informations que n'importe quel audit documentaire. Et vous saurez enfin quels sont vos deux chiffres.